Journée mondiale de la maladie de Parkinson

18 avril 2009

Le 8 avril a eu lieu la première journée mondiale de la maladie de Parkinson. Vous pouvez écouter certains témoignages de malades, médecin et kinésithérapeute (cliquez…ici…) (et …ici…) Il faut noter la remarque de Jean Pierre Bleton sur le choix d’orientation d’une partie de la profession qui délaisse les problèmes de santé publique, comme la maladie de parkinson, au profit de l’ostéopathie. Cela amène quelques réflexions  comme par exemple, quel est le service rendu en terme de santé publique par l’ostéopathie d’une part,  et par les praticiens qui s’investissent dans le secteur de la rééducation en neurologie ? Quelles sont les motivations qui amènent une fraction importante de la profession à choisir cette orientation éloignée des concepts de la rééducation qui ont pourtant fait la preuve de leur utilité auprès des malades ?

Poursuite du CCRN!

9 avril 2009

Comme vous avez pu le remarquer, le CCRN a suspendu ses soirées. En effet après presque deux ans d’activité régulière, il nous a semblé souhaitable de faire le point sur notre parcours et d’évaluer l’écart entre les objectifs attendus et les résultats.
Lors des premières cessions, de nombreuses personnes se sont déplacées. La fréquentation était marquée par la diversité des participants: neurologues, MPR, psychiatres, neuropsychologues, psychologues cliniciennes, orthophonistes et kinésithérapeutes. La mixité professionnelle était accompagnée d’une diversité d’exercice, puisque des équipes de services hospitaliers  comme celles de Sainte Anne, Lariboisière, mais aussi des représentants du centre  du Vésinet étaient présentes ainsi que d’autres structures prenant en charge les patients neurologiques. Les professionnels libéraux, en particuliers les orthophonistes et les kinésithérapeutes  sont venus assister et participer activement aux échanges.  Les premières parties de soirée ont à chaque fois fait  l’objet de présentations de haut niveau sur des sujets divers mais toujours  sur l’actualité la plus récente. Les cas cliniques présentés en deuxième partie de soirée étaient originaux et variés. Les discussions argumentées ont permis de préciser les conduites à tenir pour une situation donnée mais aussi d’ouvrir le champ du questionnement. .
Cependant au fil des cessions  la liste des présents s’est éclaircie (peut être à cause de la fréquence des réunions). Le turn over des praticiens présentant les cas cliniques est resté modeste.
Nous réfléchissons à la suite à donner à ce beau projet. Soit vers une orientation généraliste, déclinée par thématiques (tour d’horizon des pathologies et des techniques de rééducation : Parkinson?) toujours dans le domaine de la neurologie, soit une voie spécialisée, peut être dans le domaine de la prise en charge rééducative des mouvements anormaux. Bien entendu, vous pouvez nourrir notre réflexion de vos remarques et suggestions.

Nous souhaitons remercier tous les participants et intervenants, sans oublier le CHSA qui nous a accueillis et fournis l’aide logistique. En espérant vous revoir prochainement.

Très cordialement

 

Thierry PERON MAGNAN

Jean Pierre BLETON

04/12/2008

6 décembre 2008

nouveau15.gifPrésentation de Mr Ammar AMIROUCHE, épidémiologiste et attaché de recherche clinique à l’hôpital Sainte Anne (Paris) :  » La recherche en soins courants »…>>    

Cas cliniques:

Présentation d’Aude Mermet, kinésithérapeute et Fabien Nicolet, ergothérapeute au CH Sainte Anne (Paris) concernant la rééducation d’un patient atteint d’une hémiplégie droite, souhaitant reprendre l’usage de la guitare…>>

Présentation de Jean Pierre Bleton, d’un tremblement dystonique isolé au pouce, ne survenant que lors de l’écriture. Une seconde vidéo présentait un patient atteint d’une crampe de l’écrivain touchant les fléchisseurs du poignet et mis en évidence d’une façon originale.

Thierry Péron-Magnan a présenté la rééducation d’un patient atteint d’une crampe de l’écrivain…>>

 

 

25/09/2008

1 octobre 2008

Présentation du Docteur Florence COLLE :

Après avoir rappelé les spécificités de la spasticité, Madame COLLE a détaillé les principes d’action de la toxine, dans le cadre du traitement local de la spasticité ; ses indications et les modalités pratiques, en insistant sur l’évaluation et la prise en compte des demandes du patient. Le projet médical, s’il ne prend pas en compte la dimension écologique peut se heurter au projet du patient. Madame COLLE cite l’exemple d’une patiente présentant une main très spastique et qui justifiait selon l’équipe médicale le recours à des injections de botox afin de faciliter l’ouverture. Ce n’est que fortuitement que le médecin apprit que la patiente faisait de la broderie et qu’elle y parvenait en glissant une aiguille entre un pouce et un index spastique. Il faut donc, là encore, ajuster les besoins thérapeutiques, les possibilités techniques et les besoins du patient…>>

Pause :

Les représentants du laboratoire Allergan, qui offraient le buffet de la soirée, ont répondu aux questions de la salle pendant la pause.

Cas cliniques :

Jean Pierre Bleton a présenté une séquence de rééducation concernant la crampe de l’écrivain, particulièrement réussi. Il a utilisé la technique de « la prise en poignard » décrite par le Dr Jedynak pour permettre le maintien de la fonction d’écriture. Les doigts concernés par les muscles dystoniques sont alors placés hors fonction, seuls les muscles non perturbés par le dérèglement dystonique participent à l’action. Il s’agit de mettre « hors circuit » le schéma moteur des muscles atteints, pour les intégrer ensuite progressivement dans un nouveau pattern d’action englobant toute la main. Dans le principe de rééducation il faut partir de cette situation d’évitement pour tenter de se rapprocher d’une gestuelle moins contraignante, plus fonctionnelle, autorisant la réintégration de tous les doigts de la main dans un jeu synergique harmonieux.

Thierry Péron Magnan a présenté le cas d’une patiente présentant une dystonie dorsolombaire post neuroleptique. Cliniquement elle présente une attitude scoliotique avec une forte extension et inclinaison latérale gauche qui lui interdit la position assise. Par contre à la marche la dystonie disparaît. Le changement de traitement et la rééducation sous forme d’étirements ont permis une récupération totale en 6 mois …>>

Jean Pierre Bleton nous a ensuite exposé un patient avec une myoclonie du long supinateur gênant son écriture, totalement soulagé par des injections de toxine botulique.

 

La soirée s’est poursuivie, à la demande de Thierry Péron Magnan, par la reprise d’une discussion initiée en mars dernier au sujet d’un patient présentant un torticolis spasmodique et une dystonie du membre supérieur droit depuis cinq ans. Il est suivi en rééducation et traité par injections de toxine depuis cette date. Il va mieux, mais il conserve un torticolis droit lors de l’écriture, celui-ci disparaît quand il ne regarde plus ce qu’il écrit. La discussion de mars portait sur l’intérêt possible de découpler l’acte d’écriture de l’écrit proprement dit, pour tenter de saisir quelle est la tâche dans la fonction écriture responsable de la dystonie. L’usage de la tablette graphique permet d’écrire sur le support aveugle avec une pointe sèche. L’écrit apparaît à distance sur l’écran d’ordinateur.

 

1ère situation :

- Le patient écrit en regardant le support, sans regarder l’écran : apparition de la dystonie.

2ème situation :

- Le patient écrit en regardant uniquement l’écran de l’ordinateur : diminution de la dystonie en amplitude et en fréquence.

3ème situation :

- Il écrit en regardant l’objectif de la caméra (placée devant lui et sur sa gauche) : aucune dystonie, mais il est gêné de ne pas pouvoir contrôler le geste et donc son écriture.

4ème situation :

- Il écrit en regardant une cible posée à gauche et devant la tablette qui reste dans son champ de vision (idem situation montrée en mars dernier) : aucune dystonie. C’est la position de référence qu’il utilise maintenant au quotidien pour écrire.

Quelle est le facteur déclenchant la dystonie ?

- La direction du regard (couplage occulocéphalogyre) ?

- L’attention portée à la tâche ?

Pour la salle la position de la tête serait déterminante. En inclinant légèrement la tête en avant lors de l’écrit pour regarder le support, il provoquerait un étirement du splénius droit et donc une rotation droite de la tête. Il est proposé de faire écrire le patient sur un lutrin !

 

La suite au prochain numéro… !

22/05/2008

29 mai 2008

Le Dr André GALINOWSKI de l’hôpital Sainte Anne nous a présenté un état des connaissances sur la dépression et l’anxiété associées à la maladie de parkinson. Les différents chapitres : l’annonce de la maladie, les caractéristiques cliniques de la dépression et de l’anxiété, l’accompagnement du patient, le stress des aidants et les moyens thérapeutiques, constituent un bon référentiel théorique pour les soignants prenant en charge cette pathologie…>>

Le Dr Nadine CHAUFERT-YVART‎ du centre de rééducation du Vésinet nous a informés de l’évolution en centre de rééducation de la jeune patiente présentée en mars dernier au CCRN par l’équipe de Sainte Anne. La scoliose très atypique de la patiente reste sans étiologie à ce jour…>>

L’équipe du CMR Wilson de Lariboisière a présenté un patient atteint de la maladie de Wilson. La clinique extrapyramidale a été évaluée : troubles attentionnels, dysarthrie, freezing. Un projet rééducatif en collaboration avec les disciplines concernées a permis de définir des stratégies rééducatives communes à l’orthophonie et à la kinésithérapie…>>

13/03/2008

25 mars 2008

 Le Dr Françoise ODIER nous a présenté un point de vue cognitif sur la motricité avec des données actualisées. En partant d’un vécu phénoménologique de notre environnement, nous interagissons avec celui-ci via la structure neuronale, fruit de l’évolution, pour agir par la motricité sur celui-ci, en fonction de nos besoins.

L’architecture neuronale doit être pensée globalement, où la notion de « quantité »  mobilisée se décline, dans différents sous systèmes tournés vers la fonction au moindre coût énergétique. La conscience de l’acte moteur apparaitrait rétrospectivement à l’acte lui-même. 

L’acte de rééducation doit donc être tourné vers la satisfaction d’un besoin du patient, mais en choisissant des stratégies rééducatives qui fassent « sens » pour lui. C’est-à-dire qui entre en résonance avec son expérience motrice, mais également cohérente avec l’intégrité des structures motrices ou patterns.

Nous interagissons avec notre environnement grâce à des moyens neuro-moteurs conditionnés par leur structure prédéterminée, mais évolutive, afin de satisfaire des besoins  perçus.

Claire CAMBRIEL et Jean Pierre BLETON, kinésithérapeutes au CH Sainte Anne, nous ont présenté le cas d’une jeune patiente souffrant d’une maladie génétique. La principale déficience relevant de la kinésithérapie concernait une dystonie axiale (hyperactive et déficitaire) interdisant la position érigée, hors corset, plus de deux minutes.

Thierry PERON MAGNAN, kinésithérapeute, a présenté une crampe de l’écrivain associée à un torticolis spasmodique. Les dystonies semblent disparaitre quand le patient ne regarde plus ce qu’il écrit.

10/01/2008

22 janvier 2008

Le Dr David CALVET, neurologue au CHSA, a fait un exposé en première partie de soirée  sur le traitement médical des accidents vasculaires cérébraux ischémiques : indications et protocole de la thrombolyse.

pcfrcpx3034.gifAprès une pose offerte par le laboratoire  CEFAR  nous avons pu débattre sur trois cas cliniques :

Fabrice JULIEN, kinésithérapeute libéral, a présenté un patient atteint d’une Leuco Encéphalopathie Multifocale Progressive (LEMP). Les questions concernaient la sémiologie d’un bras droit non fonctionnel (spastique ou dystonique?) et les objectifs de rééducations.

Thierry PERON-MAGNAN, kinésithérapeute, a présenté un patient atteint de la maladie de Wilson, stabilisé et  ayant un tremblement d’attitude et d’action  de grande amplitude. Bien qu’handicapé, le patient a développé des stratégies compensatrices, sensorimotrice et cognitive, pour réaliser avec succès des gestes de précision.

Diaporama:  

Jean-Pierre BLETON, kinésithérapeute, a présenté pour un patient les suites d’un Accident ischémique Cérébral (AIC) thalamique. celui-ci avait des mouvements choréodystoniques de la main gauche, amplifiés à l’approche d’un but: Quelles stratégies de rééducation?

Diaporama :

20/09/2007

25 septembre 2007

La  deuxième réunion du CCRN s’est tenue jeudi 20/9 dans une ambiance conviviale.

En première partie, le Docteur Sophie SANGLA, neurologue (La Pitié Salpétrière et clinique Bizet, Paris)  spécialiste de la toxine botulique, a présenté les indications de celles-ci. Son intervention a retenu l’attention des rééducateurs, médecins, kinésithérapeutes, orthophonistes, ergothérapeutes qui étaient dans la salle. Les échanges qui ont suivi ont porté sur les indications, les limites et le rôle complémentaire de la rééducation, notamment dans les dystonies oromandibullaires, les dysphonies et torticolis spasmodiques, ainsi que sur les hyperactivités musculaires des membres. Si la toxine est le traitement de choix pour ces affections, elle doit cependant bien souvent être accompagnée par une rééducation.

En seconde partie, la première présentation a été faite par Michaëla PERNON,  orthophoniste (CMR Wilson de Lariboisière Paris), sur un cas clinique original : un jeune patient wilsonien présentant une dysarthrie dystonique du voile du palais. Il y a eu deux temps forts dans son intervention : un questionnement sur la sémiologie avec des enregistrements audio, puis un questionnement sur les axes de rééducation. S’en est suivi une intéressante discussion sur les possibles transferts de connaissances de stratégies de rééducations utilisées par les kinésithérapeutes dans les rééducations des torticolis spasmodiques vers cette dystonie particulière traitée par une orthophoniste. Cet  exposé nous a permis de voir que le séquençage était une stratégie utile à la fois pour le kinésithérapeute et l’orthophoniste.

Une deuxième présentation clinique a été faite par le Docteur Françoise ODIER (neurologue Sainte Anne) et Jean Pierre BLETON. Il s’agit d’un patient atypique, rempailleur de chaise de profession. Il souffre d’une syncinésie d’imitation de la main gauche lors des réalisations de l’autre main. Cette syncinésie est associée à une dystonie qui est renforcée par la répétition et la durée de la tâche. L’étiologie est inconnue, avec quelques arguments pour une hypothèse génétique. Le projet de rééducation a été débattu et la discussion est loin d’être clause. Nous suivrons avec intérêt l’évolution de ce patient lors d’une prochaine soirée !

Les présentations ci-dessus devraient prochainement être accessible sur le blog.

Je remercie de nouveau tous les participants de cette soirée. Jean Pierre et moi-même travaillons à la prochaine qui doit avoir lieu fin novembre, une invitation vous sera adressée.

 

Thierry PERON MAGNAN

14/06/2007 :

18 juillet 2007

Pour le respect du droit à l’image nous ne pourrons diffuser aucune vidéo de patient sur le site, merci de votre compréhention.

  • Présention par le Dr Jean Marc TROCELLO :

« La maladie de Wilson, de la physiopathologie à la clinique » :

  • Présentation d’Emmanuel PERROT:

Interrogations au sujet d’une patiente de 70 ans atteinte d’un dropped head syndrom 

  • Présentation clinique de Thierry PERON MAGNAN (MK):

Interrogations sur les stratégies rééducatives pour un patient de 19 ans ayant des difficultés d’écriture avec une main choréo-dystonique.

  • Présentation clinique de Fabrice JULIEN (MK) :

Cas d’un musicien souffrant d’une crampe du musicien, traité par rééducation posturale.

 

Qu’est ce que le CCRN?

18 juillet 2007

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Nous avons créé un outil pour répondre à des besoins sémiologiques, cliniques, méthodologiques ou techniques, dans la prise en charge des patients neurologiques, en particulier dans le domaine des mouvements anormaux.

A cet effet nous organisons des réunions à intervalles réguliers à l’hôpital Sainte Anne à Paris. La première réunion a eu lieu le 14/06/2007.

Ce blog est la trace écrite et le média fédérateur du club. Vous pourrez trouver les interventions de chaque réunion dans les archives et  donnez  vos commentaires.

Quels sont nos objectifs ?

- Ces échanges doivent être conviviaux ! transdisciplinaires, incluant toutes les professions de rééducation (kiné, orthophoniste, médecin, etc…) Car chacun dans sa discipline est confronté à  une incapacité ou un handicap. Il y a des ponts à faire entre des stratégies de rééducation, par exemple entre la prise en charge d’une dysarthrie dystonique et un trouble de la marche d’origine extrapyramidale. 

- C’est aussi l’occasion de favoriser les échanges entre confrères pour créer, pourquoi pas, un réseau de rééducateurs impliqués en neurologie.

- C’est encore, tenter d’innover nos pratiques.

Quelles méthodologies ?

En première partie, nous aurons un invité qui nous présentera un thème concernant la neurologie et/ou la rééducation. Ensuite, après une pose rafraichissante,  pour ceux qui le souhaitent, vous serez invitez à présenter un cas clinique.

Il faut que chacun puisse venir exposer sa problématique « sans crainte et avec plaisir » !

Il s’agit de faire une intervention pratique, volontairement courte (5 mn) pour permettre à la salle d’interagir de façon constructive et d’assurer un certain nombre de présentations (environ 4)

Il s’agit de favoriser le questionnement et le raisonnement clinique et d’articuler des connaissances et des expériences autour d’une problématique contextualisée.

Nous  collecterons ainsi sur ce blog les abstracts ou les diaporamas des interventions de la  soirée qui pourront être consultés. Ce blog nous permettra aussi de stocker des infos pratiques et  bibliographie que chacun pourra consulter.

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Thierry PERON-MAGNAN

Kinésithérapeute libéral

Consultant hôpital Lariboisière (Paris)

Jean-Pierre BLETON

Kinésithérapeute

Cadre Supérieur de Santé hôpital Sainte-Anne (Paris)